Resultats de la réunion Ministerielle New Yorke

Resultats de la réunion Ministerielle sur la
Paix et des Institutions Capables comme objectifs indépendants dans l’Agenda du Développement Post-2015

Un événement parallèle de Haut Niveau aux marges de la 69eme Assemblée Générale des Nations Unies, New York, le 22 Septembre 2014

Cette réunion, présidée par S.E Dr Samura Kamara, Ministre Des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale du Sierra Leone, a réuni les ministres et représentants permanents des pays g7+ et des Nations Unies, les représentants du Dialogue International sur la Consolidation de la Paix et la Construction de l’État (IDPS), ainsi que d’autres partner afin de contempler les objectifs de paix et d’institutions capables dans l’Agenda du Développement Post-2015. Le panneau d’orateurs comprenait :

  • Premier Ministre du Timor Leste, S.E. Kay Rala Xanana Gusmão, ayant livré un discours.

  • Ministre des Finances et du Développement Économique du Sierra Leone et Président du g7+, H.E. Dr Kaifala Marah.

  • Ministre du Développent International de la Finlande et co-président de l’IDPS, S.E. Pekka Haavisto.

Dans l’échange des expériences de chacun, l’unanimité résidait dans la salle au sujet de la paix et des institutions capables, étant des ingrédients essentiels au développement durable. L'attention fut aussi attirée sur l'épidémie Ebola en Sierra Leone, le Libéria et la Guinée, qui au dela des pertes tragique de vies, menace de faire dérailler les gains récents du développement. Cette crise, fut révélatrice de l’importance d’institutions capables pour faire face à des desastres telles que l’Ebola dans la livraison de services sous pression. De tels choques, qu’ils soient manifestés sous forme de crise de santé, crise financière, impactes sur le changement du climat, désastres naturelles, terrorisme, ou encore éruption du conflit, tant qu’ils ne sont pas adressés renforcent une menace a la paix et la stabilité. Des sociétés pacifiques et capables, ainsi que des institutions responsables, sont les plus hautes priorités pour 1.5 milliards de personnes affectés par le conflit, ainsi, leur mise en valeur peut relever les défis du développement. Une direction et une appropriation au niveau du pays et nécessaire pour réaliser ces objectifs.

Suite aux commentaires du panneau, une discussion interactive parmi les ministres et les délègues a eu lieu. Les messages principaux étaient:

  • L’universalité des objectifs de paix et d’institutions capables peuvent être appliqués dans tout les pays, quelque soit le statu de leur développement.
  • Le lien entre la paix et le développement a longtemps été mis en évidence, mais n'a pas été opérationnalisé à travers le programme de développement international - nous avons maintenant la possibilité de corriger ceci afin de s'assurer que le cadre Post- 2015 puisse engendrer une transformation de façon inclusive.
  • Des institutions capables et sensibles sont essentielles pour surmonter la pauvreté, livrer les services, et sont indispensable pour la résistance et la durabilité du développement.
  • Les buts de paix et d’institutions capables sont mesurables mais doivent être pertinents au contexte nationale et local, et doivent être diriges par le pays en question.

S.E. Dr Samura Kamara a conclu la réunion avec un discours de solidarité du g7+, concernant la crise Ebola, et a insisté que les gens présents, continuent leur appel pour que l’Agenda de Développement comprenne la paix et des institutions capables. 

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Événement parallèle de haut niveau du g7+ achevé à New York

 
 

Resultats Document

Un événement parallèle de haut niveau du g7+ a eu lieu aujourd’hui lors de la 69e session de l’assemblée générale des Nations unies. Cette réunion fut une contemplation de l’importance de la paix et d’institutions capables comme objectifs indépendants intégrés dans l’ordre du jour du développement Post-2015.

Cette réunion fut organisée par le gouvernement de Sierra Leone et présidée par le ministre des affaires étrangères et de la coopération Internationale S.E. Dr Samara Kamura. La plupart des pays participants, étaient représentés par leur Ministres Des Affaires étrangère ou leurs représentantes permanentes basées à New York. 

Le président du g7+ a souligné les objectifs de paix et d’institutions capables dans son discours d’ouverture.

“À moins et jusqu’à ce que l’on aboutit de façons collectives à des sociétés pacifiques et des institutions solides dans les états fragiles affecte par le conflit, un développement durable dans les pays du g7+ restera insaisissable”.

Le ministre Farah a expliqué que la crise de l’EBOLA, a mis à nu les faiblesses de l’infrastructure de la santé publique en Sierra Leone et que “l’impact est terrible et dévastant, réduisant la fibre économique et sociale d’un pays récemment encouragé pour sa transformation et son initiative de fournir des soins santés gratuits”. Cet exemple, il a dit, est une des raisons incontournables pour l’inclusion d’objectifs mettant l’accent sur des sociétés pacifiques avec des institutions fortes. 

Le mot d’honneur livré par le Premier Ministre du Timor Leste S.E. Kay Rala Xanana Gusmão a parlé de l’expérience de son propre pays. Il a dit “La vérité que l’on a apprise à travers notre expérience amère aux Timor Leste, est un besoin impératif de paix avant de pouvoir entamer la reconstruction de l’État”. Il a d’autant plus souligné qu'Il n’y a pas le moindre objectif de développement millénaire qui fait référence à cette vérité fondamentale” et a mis en garde

“nous devons nous assurer de ne pas ignorer cette évidence, lors de notre travail collectif dans la formulation de l’ordre du jour du développement Post-2015.”

En ce qui concerne les 17 objectifs pour le développement durable, le Premier ministre a déclaré que l’objectif 16, faisant allusion à la paix et à des institutions capables devrait être l’objectif numéro 1 “Vu que les autres objectifs ne peuvent pas être aboutis sans paix et sans des institutions compétentes de l’État.”

Au cours de la réunion, il a été annoncé par le président, le Ministre Kamara, que le Timor-Leste va  donner  1 million USD pour aider à soutenir les pays g7+ touchés par la crise de l’Ebola.

 
 

Le Co-président du Dialogue International sur la Consolidation de la Paix et le Renforcement de l'État, S.E Pekka Haavisto, Ministre du Développement international de la Finlande, a offert ses remarques félicitant les efforts du g7 +, et a fait l’éloge des objectifs de consolidation de la paix et de renforcement de l'État du New Deal en tant que clé de la réussite du programme de développement post-2015.

Dans les discussions qui ont suivi, nombreux étaient les pays qui ont exprimé leur point de vue sur les objectifs de paix et d’institutions capables. 

 
 

Le soudan du Sud, a parlé de la crise dans leur pays pour mettre en avant que “la paix est importante pour tous – les pays développés ainsi qu’en voie de développement.” Ils ont souligné que “le lien entre paix et développement ne sera jamais saturé.”

 
 

Le Libéria a dit

“si nous n'avons pas de paix et des institutions viables au sein de l’ordre du jour du développement Post-2015 nous verrons de nombreux pays laissés pour compte.
 
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Guinea-Bissau a noté que “des institutions compétentes et capables vont côte à côte avec un développement durable.” 

 
 

La république démocratique du Congo a dit “le développement n’est pas possible sans institutions capables et sans un environnement pacifique.”

Un représentant de l’organisation des sociétés civiles a fait remarquer que “la paix est un problème car tous les pays représentent une menace à la violence.” Et a noté que “les objectifs de paix et d’institutions capables sont mesurables”.

 
 

L’Afghanistan a exprimé que le chemin qui mène à l’avant chez eux est “un développement ancré dans une appropriation nationale construisant dans une optique résistante avec des institutions fortes.” 

 
 

Vers la fin de la réunion, la Somalie et la République Centre Africaine sont intervenus de façons brève et puissante soulignant leur support par rapport à ces objectifs.

 
 

Pour conclure la réunion, le g7+ a livré un discours de solidarité envers la crise d’Ebola.

Un document final ainsi que d’autres ressources seront publiés prochainement sur le site. 

 
 

“J'exhorte la communauté internationale à adopter ces objectifs afin que nous puissions faire en sorte que aucun pays et aucun peuple, sont laissés pour compte par le nouveau programme de développement mondial.”

Déclaration de solidarité

 
 

Secrétariat

Déclaration de solidarité envers ses pays membres qui font face au virus Ébola et appel en faveur d’une action de la communauté internationale. 

Lundi 4 aout 2014

Dili, Timor-Leste 

Le secrétariat du g7+, au nom de ses états membres envoie un message de solidarité à ceux de ses états membres, la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone confrontés au défi d’avoir à contenir le virus Ébola. Le g7+ en appelle à un soutien urgent de la communauté internationale pour aider ces pays à mener ce combat.   

Depuis février 2014, avec un taux de décès de 60% et en l’absence de vaccin et de tout traitement spécifique, le virus a déjà fait plus de 700 morts au sein de ces 3 pays.

Le g7+ rend hommage aux agents de santé de chacun de ces pays, qui travaillent sans relâche pour apaiser les personnes infectées et pour enrayer la propagation du virus. Certains de ces hommes et de ces femmes exceptionnelles ont sacrifié leur propre vie au service de leurs patients, de leurs communautés et de leur pays.

Le g7+ salue la préparation par l’Organisation Mondiale de la Santé d’un plan d’intervention de 100 millions de dollars en collaboration avec ces 3 pays et engage d’autres partenaires internationaux à soutenir ce combat pour contenir l’épidémie. 

Nous sommes convaincus que ce défi extraordinaire requière un soutien international extraordinaire à travers un partenariat global coordonné avec les autorités locales.  

Le secrétariat du g7+, sous la direction de son Secrétaire Général - Helder Da Costa, ainsi que l’Envoyé Spécial du g7+, Madame la Ministre des Finances du Timor-Leste – S.E. Emilia Pires, présentent leurs condoléances à tous ceux qui sont  affectés par l’épidémie et notent qu’ «une aide international importante doit être maintenue auprès de ces 3 pays longtemps après le confinement de la pandémie » car les systèmes de santé « auront souffert la perte de personnes clés ainsi que la sollicitation excessive de leurs ressources ».   

Le g7+ est présidé par la Sierra Leone représentée par Monsieur le Ministre des Finances et du Développement Économique, S.E. Kaifala Mara.

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Le Communiqué de Freetown sur la Consolidation de la Paix et le Renforcement de l’État

 
 

QUATRIÈME RÉUNION GLOBALE DU DIALOGUE INTERNATIONAL

« Le New Deal : Obtenir des résultats dans des pays en crise et en transition »

18 juin 2014, Freetown, Sierra Léone

Communiqué de Freetown

1.     Nous, les membres du Dialogue international sur la consolidation de la paix et le renforcement de l’État (le « Dialogue »), nous sommes réunis à Freetown en Sierra Léone le 18 juin 2014 pour notre quatrième Réunion globale de haut niveau, qui a été aimablement co-organisée par le Gouvernement de la République de Sierra Léone.

2.     Nous saluons la participation de huit ministres de la justice des pays du g7+ présents à Freetown. Leur participation a apporté un soutien supplémentaire et une meilleure visibilité au troisième Objectif de consolidation de la paix et de renforcement de l'État « Justice – remédier aux injustices et accroître l’accès des populations à la justice ».

3.     Nous reconnaissons l'expansion continue du groupe du g7+, la toute première plate-forme pour une action et un plaidoyer collectifs, créée par et pour les pays en crise et en phase de transition. Nous nous félicitons de l'adhésion du Yémen et de São Tomé et Principe au g7+ et encourageons leur engagement actif au sein du Dialogue.

4.     Nous saluons les changements positifs qui ont eu lieu dans les pays membres depuis notre dernière rencontre, notamment : la fermeture du Bureau de maintien de la paix des Nations Unies et la signature d'un cadre de reddition de compte mutuelle en Sierra Leone; la signature d'un accord du New Deal en Somalie; la réalisation d'une évaluation de la fragilité aux Comores; l’organisation d’élections pacifiques, inclusives et menées par les pays en Afghanistan et en Guinée-Bissau; et la création d'un tableau de bord du New Deal au Libéria, qui permet de cartographier l'aide au développement par rapport aux Objectifs de consolidation de la paix et de renforcement de l’État.

5.     Tout en reconnaissant les défis et les réussites de l’ensemble des pays du g7+, nous mettons particulièrement en avant la Somalie, le Soudan du Sud, la Guinée-Bissau et la République centrafricaine comme pays étant à un carrefour crucial. Chacun de ces contextes faisant face à un ensemble unique de défis et d’opportunités, nous soulignons notre engagement continu en faveur de ces pays, conformément aux principes du New Deal.

6.     Nous nous félicitons du prochain Forum ministériel de haut niveau pour le partenariat sur l’accord du New Deal en Somalie qui sera co-organisé par les gouvernements de la Somalie et du Danemark et l'Organisation des Nations Unies et qui se tiendra à Copenhague les 19 et 20 novembre 2014. Cette conférence contribuera à réaliser la vision d'une Somalie stable, sûre, démocratique et fédérale.

7.     Nous continuerons d’utiliser les principes du New Deal pour l'engagement dans les États fragiles comme base pour garantir des approches au développement appropriées et dirigées par les pays. Les Objectifs de consolidation de la paix et de renforcement de l'État (PSG) offrent une base pour la priorisation de la rédaction et la mise en œuvre d’approches de développement holistiques. Nous nous engageons à renforcer notre engagement pour la promotion d’approches efficaces en faveur de la transition et du développement dans les pays en situation de fragilité. La priorité du Dialogue étant de suivre le principe « global light, country heavy ».

8.     Nous reconnaissons et reconfirmons qu’un dialogue continu, tant au niveau national que mondial, entre le g7+, les partenaires internationaux, les acteurs de la société civile - y compris les femmes et les jeunes - et le secteur privé, est la voie la plus efficace vers la paix et un développement durables. Les prises de décisions dans le contexte du Dialogue devraient être guidées par les principes du New Deal.

9.     Nous saluons la version préliminaire du Rapport de suivi du New Deal en tant que première étape vers le suivi de la mise en œuvre du New Deal et l’assurance de son succès. Nous reconnaissons que la mise en œuvre est un processus continu, et nous nous engageons à apporter un suivi et un soutien continus à tous les pays qui mettent en œuvre le New Deal. Nous renforcerons le suivi au niveau des pays et l'utiliserons comme un moyen de garantir des changements concrets dans les comportements et les actions.

10.    Nous, les membres du Dialogue, nous engageons à faire avancer les conclusions du rapport de suivi existant en les sensibilisant au niveau politique, afin de permettre un changement de comportement au niveau des pays. Nous nous engageons à nous concentrer davantage sur la mise en œuvre du New Deal au niveau des pays.

11.    Nous nous engageons à améliorer le suivi et les rapports sur les progrès accomplis par le New Deal pour aller de l'avant. Un rapport de suivi qui portera spécifiquement sur les engagements du New Deal sera publié régulièrement. Sur la demande de pays mettant en œuvre le New Deal, des rapports de suivi par pays devraient être également réalisés, en collaboration avec le pays demandeur, le Secrétariat du Dialogue et le g7+.

12.    Nous nous efforçons de soutenir la mise en œuvre des priorités du g7+ convenues lors de la 3ème Réunion ministérielle du g7+. Nous reconnaissons l’initiative du g7+ pour la coopération Fragile à Fragile (F à F), comme un tout nouveau et important mécanisme de développement, illustrant des pays en situation de fragilité qui se tendent la main et se soutiennent mutuellement. Nous reconnaissons l'importance des enseignements précieux que nous offrent les pays qui sont sortis de la fragilité. Nous reconnaissons l'universalité des concepts derrière les Objectifs de consolidation de la paix et de renforcement de l'État et nous nous engageons à plaider pour leur inclusion dans l’agenda pour le développement post-2015. Nous appelons tous les membres du Dialogue à défendre leur inclusion à travers les ministères des Affaires étrangères.

13.    Les gouvernements du g7+ sont encouragés à poursuivre leurs efforts pour faire de la mise en œuvre du New Deal un processus à l’échelle de l’ensemble du gouvernement, incluant tous les ministères et organismes concernés afin d’assurer la réussite de la réalisation des Objectifs de consolidation de la paix et de renforcement de l’État. Les partenaires au développement devraient continuer à sensibiliser leurs gouvernements et leurs bureaux de pays sur le New Deal. Ils doivent également réaliser les réformes nécessaires afin de répondre de manière plus souple à la fragilité, tout en respectant les principes d’inclusion et d’espace politique soulignés par le PSG 1. La société civile doit, quant à elle, continuer à élargir sa base de circonscriptions et approfondir son engagement vis-à-vis des acteurs gouvernementaux, qui doivent, à leur tour, offrir un environnement pour le dialogue ouvert et libre.

14.    Nous renouvelons notre engagement à faire en sorte que le Dialogue soit un forum d’échange politique de haut niveau pour l’engagement en faveur de la consolidation de la paix et du renforcement de l'État. Le Dialogue doit rester un organe indépendant et neutre, qui œuvre pour le compte de ses membres collectifs pour faire avancer la réflexion et l'action, afin d’apporter des changements positifs nécessaires dans les situations de fragilité.

15.    Enfin, nous saluons les efforts des co-présidents sortants du Dialogue, S.E. Emilia Pires, ministre des Finances du Timor-Leste, et S.E. Christian Friis Bach, ancien ministre de la Coopération au développement du Danemark, pour leur solide bilan de réalisations. Nous nous réjouissons par ailleurs de l’arrivée des nouveaux co-présidents, S.E. Kaifala Marah, ministre des Finances et du Développement économique de la Sierra Léone, et S.E. Pekka Haavisto, ministre du développement international de la Finlande, et nous nous engageons à leur fournir le soutien nécessaire pour diriger efficacement le Dialogue. 

Communiqué de Freetown pdf

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Le g7+ se réunit avec les partenaires au développement lors de la 4ième réunion globale du Dialogue International.

Officiels et représentants du g7+ ont rencontré leurs partenaires au développement, représentés par l’INCAF, à Freetown, en Sierra Leone lors de la 4ième réunion globale du Dialogue International sur la Consolidation de la Paix et le Renforcement de l’État [IDPS].

La réunion du Dialogue International s’est tenue le 18 juin et s’est concentrée sur la capacité du New Deal à rétablir la paix dans les pays en crise et les pays en transition.  

La cérémonie d’ouverture comprenait un discours du Président de Sierra Leone, S.E. Ernest Bai Koroma, ainsi qu’un discours de la nouvelle présidence du g7+,  le ministre des Finances et du Développement économique, S.E. Kaifala Marah. En vertu de sa nomination à la présidence du g7+, S.E. Kaifala Marah assure également la co-présidence de l’IDPS. En tant que représentant de l’IDPS, son co-président, S.E. Pekka Haavisto, ministre du Développement international de Finlande, est également intervenu et a félicité S.E. Kaifala Marah ainsi que la co-présidence sortante, S.E. Emilia Pires, représentant le Timor-Leste.

Les trois sessions suivantes ont examiné les résultats, les opportunités et les échecs du New Deal sur la période 2012-2014, et ont exploré l’utilité du New Deal dans les pays en situation de crise ou en transition [avec une attention particulière sur les pays du g7+ RCA, Guinée-Bissau, Somalie et Soudan du Sud]. Il a également été décidé des prochaines mesures pour faire progresser l’initiative  dans ces contextes particuliers.

En marge de la réunion de l’IDPS à Freetown, plusieurs autres réunions ont eu lieu, notamment une réunion du groupe de travail de l’IDPS sur la mise en œuvre du New-Deal. Cette réunion, qui s’est tenue le 17 juin, a abordé la question des prochaines étapes vers la finalisation du tout premier Rapport d’Activité de la Mise en Œuvre du New-Deal.

A la suite de la réunion globale, le matin du 18 juin, un atelier spécial des ministres du g7+ s’est tenu sur le thème de « la Justice dans les pays fragiles ».

Les ministres de la Justice de RCA, Sierra Leone, Soudan du Sud et du Timor-Leste ont partagé leur expérience et on examiné comment le système judiciaire de chacun de leurs pays pouvait contribuer à atteindre les objectifs de Consolidation de la Paix et le Renforcement de l’État. Le ministre de la justice de Sierra Leone, S.E. Frank Kargbo, a présidé l’ouverture des débats qui ont également porté sur la question du soutien des partenaires au développement à la justice dans les pays fragiles. Le vice-ministre de la Justice du Liberia, S. E.     Benedict F Sannoh, a présidé une table ronde sur les opportunités qui permettraient d’intensifier la coopération. L’atelier s’est conclu avec un engagement des ministres de la justice de poursuivre la concertation et d’entreprendre des activités spécifiques dans des domaines d’intérêt commun, notamment la négociation de contrat et l’accès à la justice.

Cette réunion était la première d’une série proposée par le g7+ pour mobiliser les ministres du g7+ sur des thématiques directement liées aux objectifs de consolidation de la paix et de renforcement de l’État du New Deal, mais différentes des domaines plus traditionnels des finances, de la planification et du développement.

Parmi d’autres réunions tenues en marge de la réunion globale de l’IDPS à Freetown, se sont tenues la 5ième réunion du groupe de travail sur la Mise en Œuvre du New Deal le 17 juin ainsi que la 7ième réunion du groupe consultatif sur la Sierra Leone.  Cette dernière rencontre d’importance a eu lieu le 19 juin et a notamment réuni le Président, des membres du gouvernement, des représentants de la Banque Africaine de Développement (BAD), du Fonds Africain de Développement (FAD), de la DFID, de la Banque Mondiale et d’autres acteurs clefs du développement de Sierra Leone. La rencontre était axée sur « l’Agenda pour la prospérité » de Sierra Leone et quel était le meilleur appui que les partenaires internationaux pouvaient apporter.

En Sierra Leone, une cérémonie officielle de passation de la présidence du g7+a eu lieu. La présidence sortante, le Timor-Leste, représentée par S.E. Emilia Pires, s’est retirée et la Sierra Leone, représentée par S.E. Kaifala Marah a pris officiellement ses fonction à la présidence du g7+. 

Les Rencontres Ministérielles du g7+

1. Deux Premiers Ministres, onze ministres et vingt points focaux soutenus par une équipe du Secrétariat du g7+ et des facilitateurs du Gouvernement du Togo, ont participé aux 3ièmes rencontres ministérielles du g7+ qui se sont tenues les 29 et 30 mai à Lomé, au Togo.

2. Au cours de ces rencontres les délégués ont accepté les requêtes de Sao Tomé-et-Principe et de la République du Yémen de rejoindre le g7+. Ces 2 nouveaux membres ont été chaleureusement accueillis au sein de la famille du g7+, qui compte maintenant 20 nations.

3. Une nouvelle présidence a été désignée au cours de ces rencontres. La Sierra Leone, représentée par S.E. Dr Kaifala Marah, ministres du développement économique et des finances,  assurera la nouvelle présidence. La présidence fondatrice, le Timor oriental, en la personne de S.E. Emilia Pires, a tenu à rappeler que Mr. le ministre Marah a été un porte-parole importante du g7+ et qu’il avait la confiance du groupe. Il est prévu qu’il assure ces fonctions pour un mandat de 2 ans.   

4. D’autres rôles dans la structure de gouvernance du g7+ on été établis et pourvus durant les rencontres de Lomé.

5. Pour soutenir la présidence, et au besoin  la représenter, une vice-présidence a été établie. Haïti, représenté par S.E. Alfred Metellus, Secrétaire d’Etat à l’Economie, a été nommé à ce poste.

6. Les délégués ont exprimé leur reconnaissance pour l’énergie sans limite ainsi que l’engagement dont a fait preuve la présidence fondatrice qui avait débuté après un soutien unanime lors de la première réunion du g7+ qui s’est tenue à Dili, au Timor oriental en avril 2010.   

7. Pour conserver l’inertie acquise sur le plan de la visibilité du g7+, le forum ministériel de Lomé a demandé à la présidence fondatrice, S.E. Emilia Pires, de bien vouloir accepter la charge d’Envoyer Spécial. A la plus grande joie de l’assemblée, Madame Pires a accepté ce poste.   

8. Il a été proposé et accepté de désigner Monsieur le Premier Ministre du Timor Oriental, S.E. Kay Rala Xanana Gusmão, comme premier membre du Conseil Consultatif du g7+

9. Il a été confirmé que Dili, capitale du Timor oriental, est le siège du secrétariat du g7+

10. Afin de pérenniser les réalisations du g7+ et de renforcer son impact au sein des forums internationaux, les ministres ont choisi de formaliser le groupe et d’avaliser la charte du g7+. La charte va maintenant être envoyée aux états membres pour y être ratifiée. 

11. Les rencontres ministérielles ont salué les réalisations du g7+ et celles de ses états membres lors des dix-huit derniers mois, depuis les secondes rencontres ministérielles de Port au Prince, en Haiti, en novembre 2012.

12. Les progrès dans la mise en œuvre du New Deal dans plusieurs pays ont été applaudis, notamment en RDC, au Liberia, en Sierra Leone et en Somalie. Les Délégués ont salué le lancement récent des évaluations de fragilité en Guinée-Bissau et en Union des Comores, ainsi que la confirmation que le Togo était sur le point de commencer ce processus.  

12. Le groupe a salué l’initiative sur la coopération “Fragile-à-Fragile” et a encouragé le développement d’une telle coopération ainsi que l’apprentissage collaboratif entre états membres. L’engagement réussi du Timor oriental à fournir une assistance logistique et technique dans le processus électoral en Guinée-Bissau a été salué comme un excellent exemple. D’autres domaines proposés pour des initiatives « F à F » ultérieures inclus la coopération dans les domaines de la gestion des ressources naturelles, les finances publiques et la résolution de litiges.  

13. Les délégués ont affirmé leur engagement à poursuivre les efforts pour s’assurer que l’agenda du développement post-2015 prenne en compte les besoins des pays fragiles et des pays en situation de conflit, et souscrit à l’importance d’inclure paix et institutions parmi les nouveaux objectifs.

14. Les participants ont exprimé leur soutien au New-Deal et souligné leur accord avec les points relevés dans les déclarations sur le New Deal, faites en avril au Mexique. Ils souscrivent également à l’appel sur les 3 piliers, la promotion d’un engagement croissant au sein des pays du g7+ et des changements plus substantiels en faveur de l’alignement des partenaires au développement.      

15. Lors des rencontres, les crises actuelles que traversent la République centrafricaine et le Soudan du Sud ont été évoquées avec des informations transmises par les ministres. Le g7+ s’est engagé à rester solidaire de ces pays et de faire progresser ensemble la paix et la reconstruction.   

16. Lors de ces rencontres, les priorités pour 2014, qui avaient été proposées lors des réunions techniques de Kinshasa en novembre 2013, ont été avalisée au niveau ministériel avec enthousiasme.

Ces priorités sont les suivantes:

{C}A.     Influencer le discours politique sur la coopération au développement globale, pour qu’il reflète les contextes et priorités du g7+

{C}B.     Concrétiser les principes du New Deal au niveau pays

{C}C.     Renforcer le g7+ en tant que groupe

{C}D.    Intégrer les PSG (objectif 10 et 11 du rapport du Panel de Haut Niveau) dans l’agenda post-2015

{C}E.     Recentrage sur les travaux thématiques, les travaux de recherche et l’apprentissage collaboratif

17. Les délégués ont examiné et approuvé le plan de travail annuel du g7+ et reçu le rapport annuel de 2013.

18. Il a été proposé que les prochaines rencontres ministérielles du g7+ se tiennent en Afghanistan. 

19. Lors de la clôture des rencontres, le g7+ a pris acte de l’hospitalité du gouvernement de la République du Togo et réaffirmé les liens d’amitié qui unissent le g7+ et le Togo.

20. Le groupe a salué les contributions de Monsieur le Premier Ministre du Togo, Son Excellence Arthème Séléagodji Ahoomey-Zunu, Monsieur le Premier Ministre du Timor oriental, Son Excellence Kay Rala Xanana Gusmão ainsi que celles de Monsieur le Ministre du Planning du Togo, Son Excellence Mawussi Djossou Semodji.

21. La réunion s’est achevée avec la lecture de la Communiqué de Lomé. 

Lomé

Togo

30 mai 2014

Communiqué de Lomé

 
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Communiqué de Lomé

Nous, ministres et délégués des états membres du g7+ participant à la 3eme réunion ministérielle à Lomé, Togo, le 29 et 30 mai 2014, sommes heureux de nous réunir dans cet esprit de solidarité et de coopération qui caractérise le g7+.

Nous nous félicitons des progrès réalisés dans la mise en œuvre du New Deal dans plusieurs pays membres du g7+ et nous nous félicitons du lancement des travaux de l’évaluation de fragilité en Guinée-Bissau et en Union des Comores.

Nous tenons à féliciter les peuples et gouvernements d’Afghanistan et de Guinée-Bissau pour leurs élections réussies.

Nous compatissons également avec les populations de la République Centrafricaine et du Sud Soudan qui traversent des périodes de crise. Nous souhaitons assurer les gouvernements et les populations de ces pays de toute notre solidarité et promettons un effort collectif pour la restauration de la paix et l’atteinte de la résilience.    

Nous souhaitons la bienvenue à la République de Sao Tomé-et-Principe et la République du Yémen comme nouveaux membres de la famille du g7+.

Nous approuvons la Charte du g7+ et confirmons Dili comme le siège permanent  du Secrétariat du g7+.

Nous annonçons la désignation de S.E. Monsieur le Ministre Kaifala Marah de la Sierra Leone comme nouveau President du g7+ et S.E. Monsieur Alfred Metellus, Secrétaire d’Etat, d’Haïti comme vice-président.

Nous désignons la présidente sortante, S.E. Emilia Pires comme Envoyée Spéciale et Monsieur le Premier Ministre du Timor oriental, S.E. Kay Rala Xanana Gusmão comme membre du Conseil Consultatif.

Nous réaffirmons notre engagement à la réalisation des principes du New Deal et nous en appelons à nos partenaires au développement à concrétiser leurs engagements à ce propos. 

Nous saluons l’initiative de coopération “Fragile à Fragile”, et nous encourageons l’apprentissage mutuel entre pays membres. Le g7+ exprime sa volonté d’explorer des mécanismes lui permettant de prévenir des crises émergeantes et de fournir des réponses contextualisées. 

Nous validons le rapport annuel 2013 et le Plan Stratégique Annuel 2014/15.

Nous soutenons fortement l’inclusion d’un objectif distinct sur les Sociétés Pacifiques et les Institutions Fonctionnelles, dans le cadre de l’Agenda du développement post-2015.

Nous concluons notre réunion à Lomé, au Togo, en faisant part de notre plus profonde reconnaissance au gouvernement Togolais pour avoir si généreusement accueilli ces troisièmes rencontres ministérielles du g7+.

Nous attendons avec intérêt la prochaine Réunion Ministérielle qui se tiendra en Afghanistan.

Lomé, Togo.

30 mai 2014.

Communiqué de Lomé pdf

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Rencontres ministérielles du g7+ prévues au Togo cette semaine.

 
 

Communiqué de presse

Les représentants des 18 états membres du g7+ vont participer aux troisièmes rencontres ministérielles du groupe à Lomé, Togo, cette semaine. Les rencontres ministérielles précédentes s’étaient d’abord tenues à Juba au soudan du Sud en 2011, puis à Port-au-Prince, Haïti, en 2012.

Depuis sa formalisation en 2010, le g7+ est devenue une voix puissante  pour le plaidoyer en faveur des états fragiles et des états en situation de conflit. Les efforts produits ont conduits à d’importantes réformes du partenariat au développement  ainsi qu’à une initiative de coopération « Fragile à Fragile » tangible. 

 
Premier Ministre du Togo, Son Excellence Arthème Séléagodji Ahoomey

Premier Ministre du Togo, Son Excellence Arthème Séléagodji Ahoomey

 

Les rencontres ministérielles sont le lieu de prise de décisions de haut niveau et d’élaboration des politiques, et vont inclure la participation du Premier Ministre du Togo, Son Excellence Arthème Séléagodji Ahoomey, et du Premier Ministre du Timor-Leste, Son Excellence Kay Rala Xanana Gusmão. Treize ministres et près de 20 points focaux représentants les états membres du g7+ vont participer à ces rencontres.    

 
Premier Ministre du Timor-Leste, Son Excellence Kay Rala Xanana Gusmão

Premier Ministre du Timor-Leste, Son Excellence Kay Rala Xanana Gusmão

 

Les rencontres débuteront le jeudi 29 mai et s’achèveront sur une conférence de presse programmée à 17h15, le vendredi 30 mai.  

Press Conference / Conférence de presse

17:15, Friday 30th May / 17h15, vendredi 30 mai

Hotel Mercure Sarakawa, Lomé, Togo/ Hotel Mercure Sarakawa, Lomé, Togo

Contact: Monsieur Pierre Awade

Email: pierreawade@hotmail.com 

Phone: [+228] 9005 78 22 or [+228] 2220 7892

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Déclaration du g7+ sur le « New Deal »

Première réunion de haut niveau du Partenariat Mondial Pour Une Coopération Efficace Au Développement

Nous tous ici réunis, représentants (Ministres et officiels) des pays du g7+, sommes heureux de faire cette déclaration à l’occasion de la première réunion de haut niveau du partenariat mondial pour une coopération efficace au développement dans la ville de Mexico, au Mexique.

Plus de deux ans se sont écoulés depuis que le « New Deal » pour l'engagement envers les États fragiles et affectés par un conflit a été accepté avec les principaux partenaires de développement. Nous saisissons cette occasion pour réfléchir aux progrès réalisés sur le « New Deal » à ce jour ainsi que sur les défis auxquels nous continuons de faire face dans la réalisation d'un changement véritable dans l'aide au développement dans des contextes fragilisés.

Progrès réalisés

Nous tous ici, du g7+, tenons à souligner les réalisations de nos membres, depuis la signature du « New Deal », au cours de ces deux dernières années. Nos progrès en tant que groupe témoignent clairement de ce que nous pouvons réaliser quelque-chose ensemble, d'une voix commune, en dépit des défis auxquels nous sommes confrontés.

Six évaluations de fragilité ont désormais étés réalisées en Sierra Leone, au Libéria, au Soudan du Sud, à Timor-Leste, dans la République Démocratique du Congo et, plus récemment, en Comoros. Ces évaluations, les premières à être mises en place et réalisées par les pays eux- mêmes, sont des expertises, étape par étape, vers la phase suivante de résilience. Elles démontrent la nature des défis que nous avons rencontrés, et les étapes de développement que nous visons à l'avenir. Les résultats de ces évaluations pourront servir de guide à de délicates interventions de développement dans des contextes spécifiques et propres à chaque pays.

Trois nouveaux accords du « New Deal » ou en d’autres termes, des cadres de responsabilité mutuelle, ont été mis au point et acceptés par nos partenaires de développement en Somalie, en Afghanistan et plus récemment en Sierra Leone. Ces accords représentent des mesures importantes pour les gouvernements des membres du g7+ et les partenaires au développement ayant acceptés des aides dans des domaines prioritaires et les principes dirigés par les pays eux- mêmes pour orienter ce soutien.

Des efforts ont redoublés afin de renforcer la transparence grâce à la mise en place et l'amélioration des systèmes d'information de gestion de l'aide. Des initiatives encore plus solides ont étés prises afin de consolider les systèmes de gestion des finances publiques, dans le but de permettre l'utilisation des systèmes nationaux.

Défis

Cependant, alors que des progrès accomplis dans certains domaines de la mise en œuvre du « New Deal » ont étés jusqu'ici remarquable, nous avons également dû faire face à des défis et il existe de nombreux domaines qui doivent être nettement améliorés. Les deux années qui se sont écoulées depuis Busan nous ont également offert de nombreuses leçons à prendre en considération pour la mise en œuvre du « Nouveau Deal » à l'avenir.

Les évaluations de fragilité, tout en se montrant des outils utiles et innovants pour initier des dialogues avec les multiples parties autour des causes et de la nature de fragilité dans nos pays, n'ont pas été utilisés systématiquement par les partenaires de développement pour guider la planification et la programmation dans les pays. Ceci souligne le défi constant de traduire l'enthousiasme et le soutien pour le « New Deal » au sein des sièges des bailleurs de fonds au niveau des bureaux de représentation dans les pays avec lesquels les gouvernements des États fragiles interagissent régulièrement. De même, les gouvernements du g7 + doivent faire davantage pour veiller à ce que, lorsqu’une évaluation de la fragilité est effectuée, elle soit par la suite et systématiquement utilisée dans les processus de planification nationaux.

En ce qui concerne le choix des indicateurs pertinents en fonction du contexte pour mesurer les progrès par rapport aux objectifs de consolidation de la paix et de renforcement de l'État, il y a eu une tendance à s'appuyer sur des indicateurs existants que nous savons être potentiellement dangereux, plutôt que de mettre en avant de nouveaux domaines d'indicateurs où la collecte de données est nécessaire de toute urgence. Cette situation est préoccupante pour nous, étant donné que l'un des problèmes reconnus dans l'élaboration du « New Deal » est que les indicateurs existants sont faibles en raison à la fois de la «sécheresse des données », avec une mauvaise collecte dans les États fragiles, ainsi que la non-pertinence de nombreux indicateurs internationaux dans des contextes fragilisés.

Les accords sont censés être des outils afin de concentrer et d'harmoniser les efforts de développement autour d'un plan national de développement d'un pays, afin de créer une vision unique. Cependant, il y a une tendance à l'utilisation des accords comme des outils de négociation, ce qui entraîne dans certains cas à des conditions qui sont imposées par les partenaires au développement. En outre, plutôt que d'agir comme un unique ensemble défini en commun, que sont les priorités à court terme pour renforcer la résilience, comme c'était l'intention initiale, les accords sont devenus de simples véhicules pour des objectifs beaucoup plus larges. La tentation de faire des accords « une panacée pour tout » signifie que certains accords sont trop ambitieux et de trop grande ampleur pour diriger efficacement les efforts conjoints des gouvernements et des partenaires en développement. Dans certains cas, nous avons également vu que le processus d'élaboration des accords eux-mêmes est dominé par les partenaires de développement. Ce sont de graves sujets de préoccupation pour nous, car ils impliquent que, si les mots ont beaucoup changé, les comportements n'ont pas suivi.

Il a aussi eu beaucoup plus de progrès dans la mise en œuvre de certains aspects plutôt que d'autres du « New Deal », et il existe un risque de favoriser ce qui est facile, plutôt que ce qui est important. Cela est particulièrement vrai en ce qui concerne les principes de la Confiance. Le « New Deal » est en effet construit sur trois piliers qui sont : consolidation de la paix et renforcement de l'État ainsi que l’Engagement à soutenir des voies appropriées et dirigées par les pays pour sortir de la fragilité (FOCUS) et des Engagements pour des résultats (TRUST).

Ceux-ci ne peuvent être pris en compte ou écartés avec légèreté. Le « New Deal » exige plutôt que toutes ses composantes soient prisent en charge de façon équitable. Les principes d’Engagements pour des résultats (TRUST) sont importants car ils fournissent le «mode d’emploi» du « New Deal » - c'est-à-dire, les principes directeurs du comportement et les actions des partenaires au développement et des membres des gouvernements du g7 +. Pourtant, il y a eu peu de changements de la part des partenaires au développement dans ces domaines. Les partenaires au développement ont le plus souvent optés pour des changements axés sur les processus qui sont plus faciles à réaliser plutôt que de réorienter fondamentalement les comportements et la démarche.

Il y a par exemple, peu de preuves de partenaires de développement acceptant de hauts niveaux de risque. Cela devient problématique lorsque les bailleurs de fonds doivent s'engager sur le long terme, des transitions non-linéaires dont nous savons qu'elles caractérisent la voie de la fragilité à la résilience.

L'aide continue à être un substitut plutôt que de renforcer les capacités dans plusieurs pays du g7 +. Les partenaires au développement doivent reconnaître que le renforcement des capacités ne peut pas être lié à d'autres aspects de la programmation. Il s'agit plutôt d'une compétence spécifique en soi dans laquelle les partenaires au développement doivent investir afin que leur travail soit durable après leur départ. À court terme, les projets d'assistance technique ponctuels ont rarement été en mesure de renforcer les institutions de l'État, comme cela est requis par le « New Deal ». Il y a la nécessité d'une planification à long terme, qui requiert des investissements en capital humain tout en travaillant sur et au travers des institutions essentielles de l'État. Cela nécessite la confiance dans les institutions et les systèmes en place.

La grave crise en République Centrafricaine souligne l'absence d'aide en temps opportun et prévisible, et les questions d'allocation en cours autour de l'aide orpheline. Cela doit aller au- delà de l'aide humanitaire d'intervention rapide afin de soutenir ce qui peut être susceptibles de contribuer à prévenir les conflits avant qu'ils éclatent. Particulièrement préoccupant est le fait que l'aide aux pays les plus touchés par les conflits a en fait diminuée au cours des deux dernières années pour lesquelles des données sont disponibles. Un soutien continu est essentiel pour prévenir les conflits et est bien plus rentable que de soutenir une intervention en cas de conflit. Pourtant, plusieurs de nos g7+ membres restent oubliés des aides malgré les engagements pris par les partenaires internationaux pour remédier aux disparités des crédits alloués.

Cependant, les tragiques expériences récentes en RCA et au Soudan du Sud révèlent que les plus grand défis sont au cœur du « New Deal » - l'impossibilité d'accorder la priorité aux objectifs de paix et de renforcement de l'État. Le fondement du « New Deal » - une avancée clé à Busan - était la reconnaissance fondamentale que nous ne pouvions commencer à réaliser les Objectifs du Millénaire pour le développement dans les pays sortant d'un conflit avant de fournir les cinq objectifs de paix et de renforcement de l'État. Le premier objectif de paix et de renforcement de l'État étant un règlement politique inclusif et légitime. Le second étant la sécurité.

Ces défis signifient que, s’il a clairement eu des progrès par rapport aux engagements du « New Deal », il y a aussi des domaines dans lesquels les partenaires au développement ont maintenu le statu quo, avec peu de changements culturels dans leurs approches de travail dans les États fragiles. Cela peut refléter en partie les efforts visant à laisser les États fragiles se diriger eux- mêmes - mais l’appropriation d'un pays ne doit pas être une excuse pour ne pas respecter les engagements relatifs aux changements de comportements. Les partenaires au développement se doivent d’être «des suiveurs volontaristes». En d'autres termes, en reconnaissant les lacunes de capacités au sein des gouvernements homologues, les bureaux de pays doivent prendre l'initiative de faire vivre le « New Deal » dans leur pays, d'une manière à ce que les acteurs nationaux gardent l'initiative.

En outre, il y a aussi une tendance à croire que les principes du « New Deal » ne sont pertinents que pour un nombre limité d'acteurs du développement, essentiellement, les bailleurs de fonds traditionnels, ce qui n'est pas le cas. Les principes du New Deal sont universels et ont des implications universelles dans le contexte de fragilité et de conflit, pour tous les acteurs opérant dans ces contextes.

Au sein du g7 +, nous sommes aussi confrontés à des défis dans la mise en œuvre du « New Deal ». En particulier, nous sommes confrontés au défi de faire adhérer, à l'ensemble d'un gouvernement, aux objectifs du « New Deal ». Certains progrès ont été réalisés à ce sujet, notamment le déploiement de la discussion sur le « New Deal » dans les ministères et autres entités de l'État. Mais nous devons faire plus pour assurer l'appropriation de l'ensemble d’un gouvernement. En outre, nous devons trouver les moyens d'harmoniser le « New Deal » avec nos outils de planification existants et les stratégies nationales de développement. Nous devons aussi continuer à œuvrer afin d'assurer son inclusion dans le dialogue au niveau national – ce qui peut constituer un enjeu logistique autant que politique.

Regarder l’avenir

Afin de réaliser les engagements du « New Deal », il y a la nécessité de véritables réformes dans les stratégies d'aide des partenaires au développement, ce qui nécessite aussi une volonté politique. Le « New Deal » est une percée importante dans le cadre d'aide au développement, mais ne peut atteindre son plein potentiel que s'il reflète des aspirations politiques et un véritable changement des comportements.

Nous ne pouvons pas nier le rôle de plus en plus important joué par les économies émergentes dans le paysage de la coopération au développement. Il y a donc ici une excellente occasion pour les donateurs émergents à devenir des participants du « New Deal », et nous les appelons vivement à adopter les principes du « New Deal » à leurs propres activités dans les États fragiles et de soutenir l'ordre du jour de paix et de renforcement de l'État.

Afin de tenir compte de l'importance des cinq objectifs de consolidation de la paix et du renforcement de l'État, nous demandons à nos partenaires du développement de soutenir l'inclusion d'un «objectif de paix et de renforcement de l'État» dans le cadre de développement post-2015. L'accord d'engagement de partenariat de Busan 26 stipule que: «Les États fragiles sont pour une grande part loin d'atteindre les objectifs de développement du millénaire». Dans l'esprit de «ne laisser personne derrière», dans le nouveau cadre de développement, nous devons reconnaître l'importance capitale de la paix dans le progrès du développement.

Nous concluons en reconnaissant les progrès réalisés en faveur du « New Deal » durant ces deux premières années, reconnaissant les défis auxquels nous continuons à faire face, et rappelant l'importance de la poursuite du dialogue entre les gouvernements des États fragiles, les partenaires au développement et la société civile afin que, ensemble, nous puissions faciliter des transitions durables allant de la fragilité à la résilience.

Mexico, Mexique,

15-16 avril 2014 

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La Présidente du g7 + visite la Somalie pour discuter de la mise en œuvre du New Deal.

Le 1er avril, la Présidente du g7+ et Ministre des Finances du Timor-Leste, S.E. Emilia Pires et le Président du CAD de l'OCDE, M. Erik Solheim, ont entrepris une visite conjointe de la capitale somalienne Mogadiscio. Les équipes du Secrétariat du g7+ et du Secrétariat du Dialogue International sur Consolidation de la paix et le Renforcement de l’Etat étaient également de la partie. 

Le but de la visite était de soutenir le gouvernement fédéral de Somalie et discuter des attentes et des idées autour de la mise en œuvre du New Deal et en particulier le Compact pour la Somalie.

La délégation a rencontré le Premier ministre S.E. Abdiweli Sheikh Ahmed, le Ministre du Plan et de la Coopération Internationale, S.E. Said Abdullahi Mohamed, et le Ministre des Finances, S.E. Hussein Abdi Halane, ainsi que d'autres représentants du gouvernement fédéral.

S.E. Abdiweli Cheikh Ahmed, Premier ministre du gouvernement fédéral de Somalie [troisième en partant de droite] avec la Président du g7+ et Ministre des Finances du Timor-Leste, S.E. Emilia Pires [à gauche du PM] et le Président de l'OCDE-CAD, Erik Solheim [à droite du PM]

S.E. Abdiweli Cheikh Ahmed, Premier ministre du gouvernement fédéral de Somalie [troisième en partant de droite] avec la Président du g7+ et Ministre des Finances du Timor-Leste, S.E. Emilia Pires [à gauche du PM] et le Président de l'OCDE-CAD, Erik Solheim [à droite du PM]

Le Premier ministre Ahmed a souligné l'importance de l'appropriation et du leadership national dans tous les efforts de stabilisation et de reconstruction à entreprendre en Somalie. À cette fin, a-t-il dit, le gouvernement fédéral a préparé un plan d'action pour mettre en œuvre les priorités de la Somalie et pour harmoniser les efforts de développement. Il a noté que le gouvernement fédéral est en train de faire de son mieux pour assurer la stabilité et la sécurité en dépit de ressources limitées, de contraintes de capacité et du manque d'infrastructures.

La délégation en visite a également rencontré le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général de la Mission des Nations Unies en Somalie. D'autres réunions ont eu lieu avec d'autres parties prenantes somaliennes ainsi que les partenaires au développement.

Les Présidents du g7+ et du CAD ont appelé les partenaires au développement à respecter leurs engagements pris à Bruxelles et à soutenir le gouvernement dans l'exécution de ses propres priorités nationales.

Renforcer le mécanisme de coordination dirigé par la Somalie, améliorer la prévisibilité de l'aide et la transparence de l'information des partenaires au développement, et aider les réformes dans des domaines tels que la gestion des finances publiques, ont toutes été considérées comme des actions qui favoriseraient la réalisation du New Deal en Somalie.

Il s'agissait de la deuxième visite de la Présidente du g7+ à Mogadiscio ces derniers mois et représente un signe de l'engagement du groupe du g7+ et de sa Présidente envers d’autres membres du g7+ en transition.

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Le New Deal pour les États fragiles a besoin de temps et de volonté politique pour s'épanouir

L’article suivant, écrit par le Secrétaire General du g7+ Helder da Costa, a été posté le 7 avril sur le Blog du Guardian sur le Développement Mondial.

 
Helder da Costa est le Secrétaire Général du g7 +

Helder da Costa est le Secrétaire Général du g7 +

 

Certains prétendent l'accord de Busan en 2011 est déjà en crise, mais le renforcement de l’Etat demande de la patience, des ressources et de la détermination.

La série d'événements tragiques qui ont frappé le Sud-Soudan et la République Centrafricaine (RCA) ces derniers mois sont une profonde préoccupation pour nous tous. Le g7+ - le groupe des Etats post-conflit que je sers en tant que Secrétaire Général - a ressenti particulièrement fort la douleur de ces pays. Tous les membres du g7+ ont une expérience récente d'instabilité et d'effusion de sang du même genre que ce qui afflige le Sud-Soudan et la RCA. Nous avons une expérience de première main de l’adage qui dit que le conflit est « du développement en marche arrière », et nous savons que le retour à un conflit peut retarder le progrès de plusieurs décennies.

Le Sud-Soudan et la RCA sont des pays pilotes du New Deal pour l'engagement dans les États fragiles (pdf), l'accord historique approuvé par 44 pays et organisations internationales à Busan, en Corée en 2011. Le New Deal vise à apporter des changements fondamentaux dans la façon dont la communauté internationale travaille dans les pays sortant d'un conflit ou qui risquent d’y tomber, tout en reconnaissant que ces Etats ont été mal servis par des approches d'aide conçues pour les environnements non-fragiles.

Certains ont fait valoir que, un peu plus de deux ans après sa signature, le New Deal est en crise.

Comme la communauté du développement se prépare pour la première réunion de haut niveau du Partenariat Mondial pour la coopération au développement efficace qui se tiendra au Mexique la semaine prochaine - une rencontre qui pourrait façonner le paysage de l'aide pour les décennies à venir - maintenant est un bon moment pour réfléchir sur ce que nous avons parcouru depuis Busan, et quel chemin il nous reste encore à parcourir.

Si les récents événements en RCA, au Sud-Soudan et ailleurs nous enseignent quelque chose, c'est que les principes derrière le New Deal ne sont pas seulement bons, mais sont plus que jamais nécessaires.

Le New Deal prévoit que des objectifs de consolidation de la paix et de renforcement de l'État soient à l'avant-garde des efforts internationaux dans les pays touchés par un conflit. Cela signifie aider ces pays et leurs gouvernements à renforcer les systèmes de sécurité et de justice, en soutenant des règlements politiques inclusifs, et assurer aux citoyens l’accès aux emplois et aux services de base qui aideront à reconstruire leur confiance dans l'État. Le New Deal appelle les organisations d'aide internationale à veiller à ce que tout ce qu'ils font dans ces environnements serve à consolider la paix et renforcer l'État.

Le New Deal prévoit également que les bailleurs de fonds - les organismes d'aide bilatéraux, les Nations Unies et les institutions financières internationales - changent fondamentalement leur modus-operandi. Fonctionner efficacement dans les pays en danger de retomber dans un conflit exige une prise de risque, une action rapide, de la flexibilité, de la continuité et même de la créativité.

La tragédie est que - comme le démontre la signature du New Deal - les « bons professionnels » au sein des agences de développement savent ces choses et savent ce qui fonctionne ; mais les systèmes au sein desquels ils travaillent semblent obstinément réfractaires au changement. Bien sûr, lorsqu'il s'agit de grandes bureaucraties, redevables aux contribuables prudents, œuvrer pour une réforme est difficile. Mais dans le cas du New Deal, le changement de comportement des organisations d'aide a été jusqu'ici chimérique.

Quelles leçons pouvons-nous tirer de tout cela ? Tout d'abord, nous devons reconnaître que la réorientation de l'engagement international dans les pays post-conflit est un processus politique, et nécessite un véritable engagement politique de tous bords. Pour parvenir à un changement sur le terrain, le New Deal doit changer les mentalités et modifier les priorités aux plus hauts niveaux. Pourtant, il a trop souvent été considéré comme un exercice technocratique, quelque chose qui peut être « mis en œuvre » par un ou deux ministères et leurs bailleurs de fonds locaux. Nous devons remettre la politique au centre. Cela signifie pousser pour un engagement à changer à tous les niveaux de la société, de la base au président.

Deuxièmement, nous devons pratiquer la « patience stratégique », tout en reconnaissant que certaines parties du New Deal vont prendre du temps. En particulier, générer une plus grande appropriation par les pays sur le programme de développement nécessite l’arrêt d'années de pratiques établies ; on a besoin d’entendre les voix nationales ainsi que la reprise d’un véritable leadership et la prise de responsabilité de nos institutions gouvernementales affaiblies, qui pendant des années ont été redevables de nombreux agendas externes. L’appropriation par les pays requiert de nouvelles formes de dialogue entre les donateurs, les acteurs gouvernementaux et la société civile, et une consultation approfondie avec les citoyens sur leurs priorités et leurs aspirations. La capacité des États fragiles est par définition inférieure à celle de nos bailleurs de fonds. Nous avons besoin de plus de temps que nos partenaires au développement. 

Troisièmement, les donateurs et les organisations internationales doivent résister à l'envie de faire les choses faciles en premier. Un désir de précipiter les choses avec des processus du New Deal tels que les Evaluations de la Fragilité et les Compacts a sans doute entraîné une perte de qualité. Ces processus qui étaient destinés à permettre une consultation auprès de nos citoyens ont plutôt tendance à être entraînés par des consultants internationaux pour s'adapter aux agendas des donateurs. Pendant ce temps, les choses dont les donateurs ont vraiment en leur pouvoir de changer - les modifications apportées à leur aide et aux politiques d’implémentation - ont été sous-priorisées.

Beaucoup d’amateurs du New Deal ont cru à tort que cela allait être facile. Une combinaison d'attentes surmédiatisées et une sous-estimation des difficultés a conduit beaucoup d'entre nous à se précipiter pour démontrer des résultats techniques plutôt que de travailler lentement vers un réel changement.

Un réel renforcement de l'État exige de grands investissements en temps, ressources et une détermination politique, avec une volonté d'accepter les nouveaux risques et les incertitudes liés au changement. Avec le New Deal, nous allons en retirer ce que nous avons investi.

Alors que les gouvernements et les donateurs se réunissent au Mexique la semaine prochaine, deux ans après Busan, nous devrions célébrer le fait que nous avons commencé ce voyage ensemble, réfléchir sur le chemin qu’il nous reste à parcourir, puis nous renforcer l’un l’autre pour la longue marche qui nous attend.

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Le g7 + signe un Protocole d'Accord avec l'Organisation Internationale du Travail

 
 

Un protocole d'accord entre le Secrétariat du g7 + et l'Organisation Internationale du Travail a été signé le 20 mars 2014 à Genève. Le protocole d'accord a été signé par le Dr Helder da Costa, Secrétaire Général du g7+, et M. Guy Ryder, Directeur Général de l'OIT.

M. Ryder et M. da Costa se serrent la main lors de la signature du protocole d'accor

M. Ryder et M. da Costa se serrent la main lors de la signature du protocole d'accor

La cérémonie de signature a été suivie par S.E. Abdiweli Cheikh Ahmed, Premier Ministre de la République fédérale de Somalie, et S.E. Emilia Pires, Ministre des Finances de la République démocratique du Timor-Leste et Présidente du g7+, avec des participants de missions et des représentants des groupes des employés et des d'employeurs.

La signature a eu lieu à la fin du débat de haut niveau « Si vous voulez la paix, cultivez la justice sociale » et est destinée à renforcer la coopération entre le groupe du g7+ et l’OIT, en ligne avec les principes du New Deal.

Cela marquera le début d'une collaboration entre le g7+ et l'OIT, notamment dans le domaine de l'emploi dans les pays du g7+. Il s'agira notamment d'explorer les voies pour fournir une assistance technique plus efficace pour les pays membres (sous réserve d'un accord bilatéral entre l'OIT et le pays) dans le domaine du travail et de l'emploi en ligne avec le New Deal.

LIENS

Article sur le site Web de l'OIT: l'OIT signe un accord avec le groupe d'États fragiles du g7+

Document de conférence | 20 février 2014

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Le g7 + participe à la réunion du groupe restreint au Dialogue International à Dubaï

La Présidente du g7+ et Co-présidente du Dialogue International sur la Consolidation de la Paix et de Renforcement de l'État, S.E. Emilia Pires, le Secrétaire général du g7+, M. Helder da Costa, et des membres du Secrétariat du g7+ ont participé à une réunion du groupe restreint du Dialogue International [DI] tenue à Dubaï les 5 et 6 mars.

Les points focaux du g7+, Mme Abie Kamara de la Sierra Leone et M. Mustafa Aria de l'Afghanistan, ont également participé à cette réunion qui a rassemblé des représentants du g7+, des partenaires au développement et de la société civile.

La contrepartie de la Ministre Pires et nouvellement nommée Co-présidente du DI, la Ministre au Développement International de la Finlande S.E. Pekka Haavisto, était représentée dans la réunion par la diplomate finlandaise Mme Pia Stjernvall.

La réunion, animée par M. Siafa Hage, coordonnateur du DI, a porté sur la structure et le rôle du Dialogue International à l'avenir. Certaines des questions clés discutées sont la façon dont le DI pourrait mieux soutenir la mise en œuvre du New Deal à l'échelle pays et comment créer une dynamique politique grâce à un plaidoyer et un engagement politique de haut niveau tant des gouvernements que des partenaires au développement. Ces discussions se sont basées sur une analyse des forces, faiblesses, opportunités et menaces auxquelles fait face le Dialogue International.

La réunion a également abordé les préparatifs pour la première réunion de haut niveau du Partenariat Mondial pour une Coopération au Développement Efficace qui se tiendra au Mexique les 15-16 avril et la réunion mondiale du Dialogue International prévue pour les 16-17 juin 2014 à Freetown au Sierra Leone.

LIENS

Le Dialogue International sur la Consolidation de la Paix et le Renforcement de l'État

Première version du Communiqué de la RHN du Mexique (3 mars 2014) 

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Fin de la mission de maintien de la paix des Nations Unies au Sierra Leone

 
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Le g7+ félicite la Sierra Leone pour la fin officielle de la mission de maintien de la paix des Nations Unies annoncée par le Président de la Sierra Leone, S.E. Dr Ernest Bai Koroma, et le Secrétaire Général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, dans un événement à Freetown le 5 mars.

Cette transition est une étape importante dans le cheminement de la Sierra Leone de la fragilité à la résilience.

Le Bureau Intégré des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix au Sierra Leone (UNIPSIL en anglais) a été créé il y a quinze ans. L'ONU continuera d'appuyer la Sierra Leone mais en ciblant le développement à long terme.

Le Secrétaire Général Ban Ki-moon a déclaré que « la Sierra Leone représente un des plus grands succès mondiaux en matière de reprise post-conflit, de maintien et de consolidation de la paix. »

Le Président Koroma a noté que dans la nouvelle relation avec l'ONU « Nous misons sur un partenariat pour la stabilité tout en avançant grâce à nos actions pour le développement durable, la paix et la démocratie. »

UN Photo/Eskinder Debebe

UN Photo/Eskinder Debebe

La Sierra Leone est un des pays auto-désignés pour mettre en œuvre le New Deal. Dans ce processus, ils ont complété une évaluation de la Fragilité. Les données de cette évaluation ont été intégrées dans le plan national de la Sierra Leone, le Programme pour la Prospérité. Le 4 février un Cadre de Responsabilité Mutuelle a été signé en Sierra Leone. Ce cadre est un accord précisant la façon dont les partenaires au développement et le gouvernement de la Sierra Leone vont travailler ensemble, suivant les principes du New Deal.

En 2014, la Sierra Leone va entreprendre l'enquête pays du New Deal, planifie une sensibilisation à l'échelle nationale du New Deal, compte établir un forum du New Deal avec la société civile et veut mettre à jour son évaluation de la fragilité.

LIENS

Article des Nations Unies sur la fin de la mission

Article de All Africa News sur la fin de la mission

Le Cadre de Responsabilité Mutuelle

Le New Deal

L'évaluation de la Fragilité de la Sierra Leone

Le Programme pour la Prospérité

Le Gouvernement de la République de la Sierra Leone

Ministère des Finances et du Développement Economique

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