Newsletter Août 2014 - Bienvenue !

En tant que nouveau président du g7 + et au nom de la Sierra Leone, je salue tous nos membres et amis à l’occasion de cette nouvelle édition de la newsletter du g7 +. La nomination de la Sierra Leone lors de la réunion ministérielle au Togo, fin mai, et la passation officielle, au cours de la réunion de l’IDPS en juin dans ma propre ville de Freetown, furent des moments très particuliers.

Comme j'ai déjà pu le dire en ces deux occasions, c'est un honneur d'assurer la présidence du g7+ et ce rôle est accepté avec humilité. Avec la riche expérience de notre vice-président et de notre Envoyé Spécial, un Secrétariat solide et compètent ainsi que l'engagement des ministres de nos pays membres et de nos points focaux, nous sommes bien positionnés pour poursuivre le travail essentiel du groupe du g7 +.

Les problèmes sanitaires auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone, ne font que souligner l'importance de renforcer la capacité de nos institutions, soutenues par des relations efficaces avec les partenaires, surtout lorsque nous sommes confrontés à des situations extraordinaires comme celles-ci. Avec le soutien du reste du monde, nous saurons surmonter cette crise sanitaire.

 
 

S.E. Kaifala Marah

Présidente du g7+

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Newsletter Août 2014 - Depuis le bureau du Secrétaire Général

Je suis très enthousiaste à l’idée des réunions co-organisées par le Secrétariat du g7+  et l'école KDI d’Administration publique et de Management, à Séoul les 18-22 août 2014, au moment même ou cette newsletter sera publiée. La table ronde entre le g7 + et les responsables du G20 est une étape supplémentaire dans la promotion du g7 + sur la scène internationale. Ce sera l'occasion de parler et d'écouter dans un environnement où les participants sont prêts à apprendre et à comprendre l'autre. Je suis particulièrement heureux de savoir que les responsables du G20 ont également à cœur de partager leur expérience sur la voie du développement avec les responsables du g7+.

L'agenda du G20 cette année en Australie, en insistant sur la création d'emplois, la croissance et l'investissement dans les infrastructures, met précisément en avant des domaines prioritaires pour nos pays du g7+. Nous sommes impatients de développer cette nouvelle relation et d'autres relations semblables qui ont le potentiel de conduire à de meilleurs résultats pour nos états membres.

Au cours d'une réunion technique spéciale du g7+ à Séoul, nous allons également discuter de nos priorités de travail en vue des réunions en marge de l'AGNU, de la réunion annuelle du FMI/Banque mondiale ainsi que de la mise en œuvre du New Deal au niveau des pays.

Bonne lecture!

 
 

Helder da Costa

Secrétaire Général du g7+

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Newsletter Août 2014 - Activités Récentes

Notre dernière newsletter a été publiée juste avant la tenue des 3ièmes rencontres ministérielles du g7+, à Lomé au Togo, les 29 et 30 mai 2014. Cette réunion a été très importante pour le groupe; la Sierra Leone, représentée par S.E. Kaifala Mara a été nommée à la présidence. Les autres nominations sont la vice-présidence, Haïti, représentée par S.E. Alfred Métellus, l’Envoyé Spécial du g7+, S.E. Emilia Pires et le premier membre du Conseil consultatif du g7+ S.E. Kay Rala Xanana Gusmao. Les ministres ont également confirmé Dili, au Timor-Leste , comme siège du secrétariat du g7+.

Vice-président Alfred Metellus, Envoyée spéciale Emilia Pires et Président Kaifala Marah

Vice-président Alfred Metellus, Envoyée spéciale Emilia Pires et Président Kaifala Marah

Parmi d'autres décisions importantes prises à Lomé, on retiendra notamment l'admission de deux nouveaux membres: Sao Tomé-et-Principe et la République du Yémen, portant la composition du g7 + à 20 pays. La Charte du g7 + a été examinée et approuvée à Lomé, une étape importante dans l'institutionnalisation du groupe. Tous les membres ont informé les délégués des progrès réalisés dans leurs pays respectifs et un plan de travail du g7+ a été adopté pour la période 2014-2015.

Seulement quelques semaines plus tard, bon nombre de responsables et points focaux du g7+ se rendaient à Freetown en Sierra Leone pour la 4ème réunion mondiale du dialogue international sur la consolidation de la paix et le renforcement de l'État (IDPS) qui eut lieu le 18 Juin. A Freetown, l’attention s’est portée sur a capacité du New Deal à apporter la paix dans les pays en situation de crise et en transition. Un aspect particulier pour le g7 + fut la réunion sur la Justice où les ministres de la justice du g7+, des partenaires au développement et des experts du secteur ont partagé leurs expériences, ont échangé sur les défis du secteur de la justice et ont examiné les opportunités qui pourraient contribuer à l’atteinte du PSG 3. Ce fut la première d'un certain nombre d'activités proposées par le g7+ pour mobiliser les ministres du g7+ hors du cadre habituel des secteurs des finances, de la planification et du développement, sur des questions qui sont directement liées aux objectifs de consolidation de la paix et de renforcement de l'État du New Deal.

Participants à la réunion sur la Justice du DI à Freetown

Participants à la réunion sur la Justice du DI à Freetown

Chacune de ces deux rencontres a donné lieu à la publication de documents finaux : le Communiqué de Lomé et le Communiqué de Freetown

En juillet, le secrétariat du g7+ a capitalisé sur la tenue du sommet de la communauté des pays de langue portugaise [CPLP] à Dili, au Timor-Leste. Le Secrétaire général a pu instruire les représentants des huit états membres du CPLP du travail réalisé par le g7 +. Les documents pour cet événement, traduits du portugais, sont maintenant disponibles sur la page ressources du site du g7+. La Guinée, la Guinée-Bissau, Sao Tomé-et-Principe et le Timor-Leste sont à la fois membres du g7+ et de la CPLP.

Une autre occasion de «faire passer le message» a été saisie lors de la participation du Secrétaire général au Forum des îles du Pacifique à Palau. Ce forum comprend deux membres du g7+, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et les Îles Salomon.

Parmi les prochaines réunions importantes, on notera celles qui se tiendront dans le cadre de la 69e Assemblée Générale des Nations Unies [AGNU] à New York fin septembre ainsi que les réunions annuelles de la Banque mondiale à Washington organisées en octobre. La réunion de l'AGNU portera sur l'agenda du développement post-2015, un domaine dans lequel le g7 + a plaidé pour que les besoins et vulnérabilités spécifiques de ses états membres soient adéquatement pris en comptes et en particulier pour l'inclusion d'un objectif séparé sur les sociétés pacifiques et les institutions efficaces. Nous vous proposons une mise à jour sur ce processus plus loin dans cette newsletter.

Dans la prochaine édition de la newsletter, nous vous rapporterons le contenu des discussions de la table ronde entre les représentants du g7+ et G20 qui se tiendra en Corée ce mois-ci. Entre temps, vous pourrez en apprendre un peu plus sur cette initiative très intéressante dans la note "Depuis le bureau du SG" de cette édition.

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Newsletter Août 2014 - Ebola

 
 

Guinée, Liberia et Sierra Leone

Le 4 août, le g7+  publiait une déclaration de solidarité  avec ceux de ses états membres qui font face au virus Ébola et en appelait à un soutien urgent de la communauté internationale. Depuis février 2014, on comptait plus de 1000 morts dans 3 des pays membres du g7+, la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone.

Le g7+ rendait hommage aux agents de santé de chacun de ces pays, qui travaillent sans relâche pour apaiser les personnes infectées et pour enrayer la propagation du virus, soulignant que « certains de ces hommes et de ces femmes exceptionnels ont sacrifié leur propre vie au service de leurs patients, de leurs communautés et de leur pays ».

Le g7+ affirmait que " ce défi extraordinaire requière un soutien international extraordinaire à travers un partenariat global coordonné avec les autorités locales » et rappelait que « une aide international importante doit être maintenue auprès de ces 3 pays longtemps après le confinement de la pandémie, car les systèmes de santé auront souffert la perte de personnes clés ainsi que la sollicitation excessive de leurs ressources. 

Nous sommes solidaires de nos états membres qui ont à relever ce défi extraordinaire. 

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Newsletter Août 2014 - Fiche Pays RCA, Soudan du Sud

La République Centrafricaine

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La République Centrafricaine fait partie des sept pays membres du groupe des Etats fragiles (g7+) auto désignés comme pays pilotes pour la mise en œuvre  du New Deal au cours de la période 2012-2015. L’Union Européenne et la France ont été identifiées parrainer cette mise en œuvre en tant que principale bailleurs de fonds de la RCA. Le processus qui a été lancé par l’organisation des activités d’information et de sensibilisation sur le New Deal au début de l’année 2012 a été stoppé du fait de la crise déclenchée en décembre de la même année, et qui a conduit à la dégradation de la situation sécuritaire à l’échelle nationale. Le débat sur la mise en ouvre du New deal a connu un point mort.

Depuis le mois de Janvier 2014, avec la mise en place d’un  nouveau Gouvernement de transition, le Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération internationale a renoué avec les partenaires du g7+ et du Dialogue International pour la consolidation de la paix et le renforcement de l’Etat. Sur la base de ce dialogue, plusieurs rencontres spécifiques sur la situation en RCA ont été organisées et dont la relance de la mise en œuvre du New Deal a toujours été le message fort du Membre du Gouvernement à l’occasion de ces assises. Les discussions sur la façon dont le  New Deal peut aider à surmonter les défis en RCA ont été au centre des préoccupations du Dialogue International sur la Consolidation de la Paix et le renforcement de l’Etat, dont la récente  réunion tenue en  Juin 2014 à Freetown, a convenu des actions politiques en plus des aspects techniques. 

A cet effet, le fonds fiduciaire de l’UE, en tant que mécanisme de financement commun a été identifié par les bailleurs de fonds comme un instrument approprié pour les activités de financement en RCA. Les thématiques suivantes, en lien avec la Feuille de Route du Gouvernement de Transition ont été reconnues comme stratégiques pour l'engagement dans le cadre du New Deal: la sécurité, le dialogue politique inclusif et la réconciliation nationale, la relance économique, la création d'emplois et des croissances inclusives, le renforcement des capacités des fonctionnaires et le paiement des arriérés de salaire.

Les prochaines réunions de l’IDPS, prévues pour fin octobre 2014, auront pour objectif de sensibiliser le public au rôle que peut jouer la mise en œuvre du New Deal dans la construction de la paix. Les réunions auront lieu au niveau politique le plus élevé afin de renforcer l'appropriation et l'engagement.

Par ailleurs, le PNUD a engagé un dialogue avec le Gouvernement à travers le Ministère de l’Economie en vue d’explorer la possibilité de renforcer la participation du Gouvernement dans la coordination de l’aide et à commencer la sensibilisation des parties prenantes et locales représentant des bailleurs de fonds pour la relance de la mise  en œuvre du New Deal en RCA si la situation le permettrait. Les textes organiques pour ce dispositif ont déjà été approuvés par le gouvernement et il ne reste qu’à pourvoir les postes et le financement du dispositif. Le PNUD est également engagé dans la mise en place d’un fonds des Nations Unies multipartenaires d’affectation spéciale pour la RCA, dans le cadre du New Deal en collaboration avec la Banque Mondiale et d’autres bailleurs de Fonds.

Les efforts de réconciliation nationale et de vivre ensemble que mène le Gouvernement de Transition présentent un horizon d’espoir et devront être soutenus par la Communauté Internationale.

Soudan du Sud

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M. Abraham Diing Akoi, Conseiller Politique au ministère des Finances et de la planification économique partage cette mise à jour:

Nous n'abandonnons pas tous les efforts à long terme. Ensemble, avec certains de nos partenaires, nous essayons de faire les choses différemment. Par exemple, notre budget national tente actuellement de libérer des ressources pour la réconciliation: ce qui rassemble les gens une fois la paix retrouvée, que ce soit une route, des marchés ou des écoles. Tout en fournissant une assistance humanitaire, nos partenaires s'efforcent également de maintenir les investissements dans les fonctions publiques de base, que ce soit les systèmes de paie, l'administration locale ou des services sociaux.

En parallèle, nous recherchons à permettre aux investissements de développement de contribuer directement à de meilleurs résultats humanitaires et à jeter les bases d'une société plus résiliente. Par exemple, malgré la crise, l'Union européenne, les États-Unis, la Banque mondiale et d'autres partenaires ont intensifié leurs investissements dans l'agriculture afin que notre déficit alimentaire se réduise sur le long terme, et que les agriculteurs dans les régions stables puissent produire plus de nourriture pour les personnes en situation de crise.

La crise nationale actuelle ne peut être résolue que par le dialogue. Maintenant, les parties belligérantes, des représentants de la société civile, des organisations religieuses, et d'autres intervenants parlent à Addis-Abeba, en Éthiopie. Ceci est important afin d'assurer l'appropriation de l'accord de paix par tous les Sud-Soudanais et garantir sa durabilité.

Une fois la paix retrouvée, l'engagement dans le Sud-Soudan devra commencer par une évaluation rigoureuse de notre fragilité - dans toutes ses dimensions: politique, sécurité, justice, économie et services. Nous allons également nous reconcentrer sur l'initiative du Compact du New Deal avec la participation de tous les acteurs (gouvernement, société civile, organisations religieuses, et bailleurs de fonds).

Nos remerciements à M. Abraham Diing Akoi pour sa contribution.

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Newsletter Août 2014 - Post-2015

Post-2015 – mise à jour

 
Derek Brien

Derek Brien

 

Lors de la réunion de Lomé Derek Brien de l'Institut de politique publique du Pacifique a présenté un exposé sur l'état d'avancement de l’Agenda du développement post-2015. Il y a eu quelques évolutions importantes depuis. Derek est conseiller auprès du Gouvernement du Timor-Leste et du g7 + sur les questions d’objectifs de développement post-2015. Il écrit:

Le processus visant à définir l'agenda du développement post-2015 a franchi une nouvelle étape importante lorsque le groupe de travail ouvert a conclu sa 13ieme et dernière session le 19 juillet 2014, avec une proposition portant sur 17 nouveaux objectifs de développement durable. La proposition comprend un objectif sur les sociétés pacifiques et inclusives, l'accès à la justice et des institutions efficaces, responsables et inclusives. Le rapport du groupe de travail ouvert sera présenté à l'Assemblée générale des Nations Unies en septembre, et doit être considéré comme faisant partie d'un ensemble de sources par le Secrétaire général de l'ONU, qui publiera un rapport de synthèse en Novembre. Il est attendu que ces rapports définiront la base de la négociation inter-gouvernementale qui conduira au sommet extraordinaire qui se tiendra en septembre 2015 pour adopter un nouveau programme de développement international pour succéder aux Objectifs du Millénaire pour le Développement.

La question des sociétés pacifiques, des institutions efficaces et la primauté du droit a fait l'objet d’examens minutieux tout au long du processus du groupe de travail ouvert. Alors que nous nous dirigeons vers la négociation inter-gouvernementale, il est important de poursuivre sur la lancée de ce dernier rapport, tout en reconnaissant que des divergences demeurent sur cette question particulière. La poursuite d’un dialogue informé et du partage d'expériences nous aideront à veiller à ce que l'agenda final comprenne un objectif sur les sociétés pacifiques, l'accès à la justice et des institutions capables.

Donc, notre résumé pour média g7+ serait- il y a quelques bonnes nouvelles, mais maintenant plus que jamais, nous devons redoubler d'efforts pour plaidoyer pour l'inclusion de cet objectif.

OMD L'aprés 2015 Archives

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Newsletter Août 2014 - Rencontrez le Ministre

 
S.E. Hélio Silva Vas de Almeida, ministre du Plan et des finances

S.E. Hélio Silva Vas de Almeida, ministre du Plan et des finances

 

Ce fut un plaisir de rencontrer le Ministre Hélio Silva Vaz de Almeida lors des rencontres ministérielles de Lomé, en mai, lorsque Sao Tomé-et-Principe est devenue officiellement membre du g7+. Le ministre Almeida est ministre du Plan et des finances de Sao Tome-et-Principe et a eu la gentillesse de nous donner cette interview.

Media g7+: Pourriez-vous nous dire ce qui a conduit Sao Tome-et-Principe à devenir membre?

Ministre Almeida: Merci. Pour répondre à votre question, Sao Tome-et-Principe a cherché à rejoindre le g7+ pour ce que sont les principes de l’organisation et ce qu’ont été ses actions jusqu’à présent. Nous sommes convaincus que le g7+ est une organisation très spéciale, du fait de la particularité de ses membres, et elle peut faire une vraie différence dans la façon dont les états fragiles, malgré la spécificité de leur fragilité, traitent leurs problèmes et réalisent leur développement.  

Media g7+: Que pensez-vous pouvoir retirer de votre participation au groupe et que pensez-vous pouvoir apporter au groupe?

Ministre Almeida: Le principal bénéfice que nous attendons de notre participation au g7+ est de devenir plus fort et de pouvoir faire entendre notre voix à travers le monde. Nous espérons également apprendre d’autres états-membres et partager à notre tour nos meilleures expériences dans des domaines pertinents.

Media g7+: Nous aimerions en apprendre un peu plus à votre sujet. Depuis combien de temps êtes-vous ministre?

Ministre Almeida: Je suis Ministre du Plan et des finances depuis décembre 2012.

Media g7+: Au quotidien, quelles sont vos principales priorités en tant que ministre du Plan et des Finances?

Ministre Almeida: C’est une question facile. Sao Tome-et-Principe est un pays extrêmement dépendant de l’aide extérieure – plus de 90% du budget de l’état est financé par l’aide extérieure. Dans ce contexte, vous pouvez imaginer comme il est difficile de réaliser les objectifs que le gouvernement s’est fixé au cours de son mandat, particulièrement lorsque cette aide extérieure est de moins en moins disponible du fait de la crise financière. Donc, pour répondre directement à votre question, je dirais qu’en tant que ministre du Plan et des Finances ma principale priorité est de redéfinir chaque jour les priorités parmi les priorités, en fonction des ressources financières qui sont réellement disponibles dans un contexte de pression permanente des dépenses.

Media g7+: Quel a été votre parcours avant votre nomination au poste de ministre?

Ministre Almeida: Avant d’assumer la responsabilité du ministère du Plan et des finances, j’étais à la banque centrale de Sao Tome-et-Principe, ou j’ai occupé différentes positions. Mon dernier poste au sein de la banque fut Directeur en charge de la supervision des secteurs bancaires et des assurances. Avant de rejoindre la Banque Centrale en 2005, j’ai travaillé pour le secteur privé aussi bien à l’étranger que dans mon propre pays.

Media g7+: Quand auront lieu les prochaines élections à Sao Tome-et-Principe?

Ministre Almeida: Les prochaines élections à Sao Tome-et-Principe sont programmées pour le 12 octobre 2014 ; Nous élirons le parlement national/Gouvernement, les municipalités ainsi que le parlement régional /gouvernement de Principe.

Media g7+: Comment espérez-vous voir Sao Tome-et-Principe se développer au cours des prochains 5 à 10 ans?

Ministre Almeida: Mon souhait le plus cher en tant que citoyen de Sao Tome-et-Principe est de voir mon pays parvenir à un niveau soutenable de développement au cours des 5 à 10 prochaines années ; un développement qui repose sur une stabilité politique et sociale, et qui puisse assurer un accès facile de l’ensemble de la population à des soins de santé adéquates, à l’eau potable, à un système d’assainissement, à des emplois pour les jeunes et à l’autonomisation des femmes. À un autre niveau, je voudrais voir mon merveilleux pays avec plus d’infrastructures et le début de l’exploration pétrolière comme une plateforme de service pour la région.

Media g7+: Comment la communauté internationale interagit-elle avec le gouvernement de Sao Tome-et-Principe?

Ministre Almeida: De mon point de vue, la communauté internationale interagit de manière très positive avec le gouvernement, surtout si l’on considère le contexte particulier dans lequel ce gouvernement a pris ses fonctions. Nous étions en milieu de législature, peu après un vote de défiance du parlement contre le gouvernement alors en place. Dans ce contexte, nous avons dû faire des efforts considérables pour gagner la confiance de la communauté internationale, et principalement celle de nos partenaires au développement, et nous recevons actuellement des soutiens très encourageants. Je crois honnêtement que cela va continuer dans un futur proche.

Media g7+: Qui sont les principaux partenaires au développement?

Ministre Almeida: Les principaux partenaires au développement de Sao Tome-et-Principe sont les organisations internationales telles que le PNUD, la Banque Mondiale, l’UE et d’autres organisations de ce type, comme le FMI et la BDA. Du côté de la coopération bilatérale, nous avons de nombreux partenaires notamment le Portugal, le Brésil, l’Angola, Taiwan, le Timor-Leste, les États-Unis, le Nigeria et la Guinée Équatoriale.

Media g7+: Nous avons appris que l’exploration a débuté dans la Zone Économique exclusive ainsi que dans la zone de développement conjoint que vous partagez avec le Nigeria. La production initialement attendue pour 2015 pourrait être retardée. Quels sont vos attentes et vos espoirs quant à l’impact que pourrait avoir les revenus du gaz et du pétrole pour Sao Tome-et-Principe ?

Ministre Almeida: C’est à nouveau une question difficile. Les retards pris par ce processus rendent toute projection très difficile dans ce secteur. Mais, bien entendu je suis persuadé qu’avec le démarrage de la production notre pays va franchir une étape importante vers le développement. De mon point de vue, la clef réside dans la gestion des revenus résultant de la production. Il est essentiel que ces ressources soient bien gérées pour s’assurer qu’elles bénéficient pleinement au pays et a sa population. À cet égard, je pense que notre droit interne comprend de solides outils pour nous permettre de parvenir au niveau de transparence nécessaire dans le secteur pétrolier.

Media g7+: Nous étions heureux de vous retrouver récemment à Dili, au Timor-Leste, siège du Secrétariat du g7+, lors du sommet du CPLP. Vous êtes visiblement un homme très occupé au service de son pays. S’il vous était donné d’avoir un jour de repos, comment voudriez-vous en profiter?

Ministre Almeida: J’ai très certainement besoin de vacances mais il est très difficile de les prendre dans le contexte actuel. Mais lorsque j’ai la possibilité de prendre un jour de congé, j’essaie généralement de me promener dans mon pays, de profiter de ses plages magnifiques et de ses paysages somptueux. De mon point de vue, c’est également la meilleure façon de recueillir des informations de ceux qui sont les bénéficiaires de l’action et des mesures du gouvernement.

Media g7+: Et pour finir – Avez-vous dernier message pour la famille du g7+ et ses supporters?

Ministre Almeida: Bien sûr. Je voudrais remercier les membres pour avoir accepté Sao Tome-et-Principe comme membre du g7+ et réaffirmer notre forte mobilisation et notre conviction dans le succès de notre organisation. Je suis persuadé que la philosophie du g7+ fera une réelle différence dans nos pays, individuellement et collectivement, en changeant la perception que l’on a de nous sur la scène internationale et en fournissant l’aide nécessaire pour que nous vainquions la fragilité.

 
 

Le g7+ remercie monsieur le Ministre Almeida pour le temps qu’il nous a accordé et pour sa générosité.

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